BINTOU DEMBELE

EN        FR

Bintou Dembélé est une chorégraphe et danseuse qui se définit « d’origine hip-hop ».
C’est à travers cette culture de la rue et de l’image qu’elle s’est inventée un langage singulier​ ​depuis ses débuts en France (1985).
Elle danse alors au sein du groupe Aktuel Force, du collectif Mouv’ (qui devient Ykanji) au Théâtre contemporain de la Danse à Paris​​,​ ​pour la​ ​compagnie Käfig​ ​et MC Solaar, entre autres.
En 2002, elle crée sa compagnie appelée Rualité (jeu de mots entre Rue et Réalité) et développe sa démarche chorégraphique. A travers ses pièces les plus récentes, elle aborde notamment le fait colonial, la notion de rite et le marronnage (Mon appart’ en dit long, Z.H., S/T/R/A/T/E/S – Quartet).
Elle collabore régulièrement avec d’autres​ ​artistes, comme Grand Corps Malade,​ ​Sophiatou Kossoko​ ​et​ ​Clément Cogitore, et avec des chercheurs comme Sylvie Chalaye. Les spectacles de Rualité sont programmés en France et à l’international (récemment en Suède, au Chili, en Macédoine).
Bintou Dembélé a formé de nombreux danseurs et danseuses à travers des projets culturels et d’accompagnement à la professionnalisation​ ​en Guyane française​ ​depuis une douzaine d’années, ainsi que qu’en Birmanie et au Mali plus récemment.

 

                                

Reconnue comme l’une des pionnières du hip hop, Bintou Dembélé adopte cette culture de la rue et de l’image qui nourrit sa trajectoire dès 1985.

Durant les années qui suivent, elle danse au sein des groupes Mission Impossible, Aktuel Force, la compagnie Käfig et pour MC Solaar.

En 1996, elle passe de la rue à la scène contemporaine intégrant le Théâtre Contemporain de la Danse de Paris (TCD) dirigé par Christian Tamet.
Elle chorégraphie en 2011 le clip de Roméo kiffe Juliette de Grand Corps Malade.

Elle est co-fondatrice du groupe Ykanji et du groupe féminin Ladyside.

Elle développe aujourd’hui un projet expérimental reliant des artistes à des chercheurs, universitaires, étudiants notamment avec le laboratoire SeFea (Scènes Francophones et Ecritures de l’Altérité) dirigé par Sylvie Chalaye, spécialiste des théâtres et des diasporas, anthropologue des représentations coloniales et historienne des arts du spectacle. Ce projet inclut des temps de laboratoires de recherche pour la performance S/T/R/A/T/E/S – Quartet, des ateliers d’éducation artistique (ateliers expérimentaux, ateliers du regard, cycles de projection de documentaires, etc…), des journées d’étude sur la thématique et relation entre le marronnage (mode de résistance à l’esclavage) et la street culture d’où découle le hip hop, le krump est bien d’autres esthétiques de la rue. Cette approche se propose de prendre en compte le contexte historique, économique, politique et culturel dans lequel ces cultures ont émergé.